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Les apnées du sommeil


 

Docteur Christelle MONACA

 

Le syndrome d’apnées du sommeil est une pathologie fréquente, qui reste néanmoins sous-diagnostiqué. Il est acquis que le syndrome d’apnées du sommeil est un facteur de risque cardio-vasculaire. Il est donc important de le diagnostiquer et de le traiter efficacement.

 

Epidémiologie

Près de 3 français sur quatre vont se plaindre à un moment donné de troubles du sommeil et notamment d’insomnie. Une des causes d’insomnie est le syndrome des jambes sans repos. Sa prévalence est de 8,5%. Enfin près de la moitié des français se plaignent de somnolence diurne ou de fatigue du fait soit d’une privation de sommeil, de l’existence d’un syndrome d’apnées du sommeil ou d’une hypersomnie centrale (narcolepsie par exemple). La prévalence du syndrome d’apnées du sommeil ne cesse d’augmenter. La dernière estimation était une prévalence de 4% chez les hommes et 2% chez les femmes. Le syndrome d’apnées du sommeil est plus fréquent avec le vieillissement. Néanmoins, il peut survenir à n’importe quel moment de la vie. A ce jour, près de 300 000 français sont traités par ventilation pour ce trouble ventilatoire nocturne.

 

Clinique

Les signes qui permettent d’évoquer le diagnostic de syndrome d’apnées du sommeil sont les suivants :

-          existence d’une ronchopathie quotidienne et sévère.

-          Présence d’une somnolence diurne excessive. Présente chez environ 50% des patients, elle n’est pas spécifique du syndrome d’apnées. Elle peut faire évoquer une dette de sommeil, une narcolepsie ou une hypersomnie (tableau 1).

-          Les apnées constatées par l’entourage ont par contre une très bonne valeur prédictive, notamment lorsqu’elles sont constatées à plusieurs reprises.

-          D’autres signes sont à rechercher : une nycturie (plus d’une miction par nuit), des céphalées matinales, des sueurs nocturnes, une sensation de sommeil non réparateur.

 

Le contexte clinique est également à prendre en compte.

Les facteurs prédisposant au syndrome d’apnées du sommeil sont :

-          l’obésité

-          le périmètre cervical

-          la configuration anatomique des voies aériennes supérieures (anomalies ORL, rétrognatie)

 

Il faut enfin rechercher des comorbidités associées : insuffisance coronaire, hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, BPCO….

 

Diagnostic

Le diagnostic est basé sur l’évaluation des troubles respiratoires nocturnes.

Il peut se faire grâce à une polygraphie respiratoire (en ambulatoire ou à l’hôpital). Pour ce faire, le patient doit dormir avec des capteurs respiratoires permettant d’enregistrer le flux aérien, les mouvements thoraco-abdominaux, la saturation en O2, l’ECG. Cet examen est non douloureux et est le plus souvent réalisé par un pneumologue. Cet examen est tout à fait suffisant en cas de très forte suspicion de syndrome d’apnées du sommeil.

Le second examen possible est une polysomnographie qui est réalisée dans une unité spécialisée (centre de sommeil). Le patient dort alors avec des capteurs neurophysiologiques permettant d’enregistrer le sommeil mais aussi avec des capteurs respiratoires, cardiologiques et neuromusculaires. Cet examen est non douloureux. La polysomnographie est l’examen le plus complet et permet d’appréhender tous les troubles du sommeil du patient.

 

Ces 2 examens permettent de :

-          calculer un index apnées hypopnées

-          d’évaluer le nombre de désaturations en O2

-          de définir le type d’événements respiratoires (obstructif, central ou mixte)

 

Le syndrome d’apnées du sommeil est défini selon des critères bien précis (tableau 2).

Il sera considéré comme léger si l’index apnées hypopnées est entre 5 et 15/heure ; modéré pour un index apnées hypopnées entre 15 et 30 et sévère si l’index est supérieur à 30/heure.

 

Traitement

Le traitement du syndrome d’apnées du sommeil, et ce quelque soit le niveau de sévérité comprend :

-          une perte de poids

-          préférer le décubitus latéral pour dormir

-          pas d’alcool le soir

-          pas de benzodiazépines, ni de myorelaxants le soir.

 

En cas de syndrome d’apnées du sommeil sévère, une ventilation de type pression positive continue est nécessaire. Une éducation thérapeutique du patient est primordiale pour permettre une bonne compliance au traitement.

Un autre traitement possible est l’orthèse d’avancement mandibulaire.


 

Tableau 1 : symptômes évocateurs de syndrome d’apnées du sommeil, de narcolepsies ou d’hypersomnies à temps de sommeil allongé.

 

Syndrome d’apnées du sommeil

narcolepsies

Hypersomnies avec temps de sommeil allongé

Ronchopathie

Apnées constatées par l’entourage

Céphalées matinales

Nycturie

Sueurs nocturnes

 

Plaintes cognitives

Fatigue, somnolence

Accès de somnolence diurnes

/- cataplexies

Paralysies du sommeil

Hallucinations au réveil ou à l’endormissement

Temps de sommeil nocturne allongé

Ivresse de sommeil le matin

Siestes prolongées non bénéfiques

 

 

 

Tableau 2 : définition du syndrome d’apnées obstructif du sommeil

 

 

 

 

                           2 exemples de pression positive continue qui existe sur le marché actuellement